mercredi 10 septembre 2008, par Brice Favre
Par un beau matin du mois d’août, un energumène, également membre de la Copix Team, me demanda "Tiens ça te dirait de faire la Lyon Free VTT" ? Aurais-je du refuser poliment, dire que "non merci, pas de ça chez moi". Ce soir encore sur mon canapé avec mes courbatures, je me pose la question. N’écoutant que mon courage, et tel un Néo sur roulettes, j’ai pris la pilule rouge et par un ensoleillé matin de septembre, je me suis retrouver sur la ligne de départ. Bienvenue dans le monde réel !
Déjà rien le fait d’être là révèle de l’exploit. 06h30, c’est pas possible de se lever aussi tôt un dimanche matin. Gerland, c’es pas possible de faire plus loin de chez moi comme départ. Et en plus, j’y suis allé en vélo. Pour pas vous dire j’étais frais. Heureusement la première heure a été plutôt cool. Normal, avec plus de 3000 participants, on a pas pu franchir la ligne de départ avant. Une fois ce premier et long obstacle franchis, les choses sérieuses ont commencées.
Tout d’abord ce fut une longue balade sur les bords du Rhône, histoire de se chauffer les jambes. Un petit passage sur la place bellecour, des pavés, beaucoup de pavé et nous voilà déjà au pied de Fourvière. Et là ça commence dur dur. Ca monte, et y’a des gens qui ont eu la géniale idée de placer des escaliers au milieu.
(Source : http://www.flickr.com/photos/pf8468/2836809118/)
Après quelques boucles, on arrive enfin au bout. Super. Se dire qu’il en reste encore 8 à franchir donne un petit coup de chaud. Bon haut les coeurs, et puis c’est l’heure du ravitaillement juste à coté de la piste de la Sarra.
Lyon, dans sa grande diversité, possède de nombreux lieux insolites. La Sarra en fait partie. Les années à neige, on peut y faire du ski. Autant dire que c’est pentu et en plus humide et pas tondu. Passé la première appréhension et une fois les roues bloquées par l’herbe mouillée, finalement ça se laisse descendre. Yiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiihaaaaaaaa ! Ensuite direction les carmes déchaussées pour la première descente avec des escaliers.
Bon point pour l’organisation, les départs se font petit à petit. L’inconvénient est qu’on poireaute à nouveau pendant une demi-heure. Après ça, ça va plus vite, trop vite même. Mais bon au final tout le monde arrive en bas, certains sur le vélo, d’autres à pied (mais bon avec une fourche rigide vaut mieux pas).
Et c’est reparti. Bon je vous passe les montées, et les descentes successives, les pavés (beaucoup) les escaliers (encore et toujours) pour finalement arriver cinq heures et demi plus tard. Au passage on aura fait quelques mètres dans l’eau (le Rhône monte parfois sur les berges quand il pleut).
Au final, bien content de l’avoir faite. Quelques regrets de n’avoir pas pu aller au bout de certaines montées (tant pis pour la rue Terne ce sera pour la prochaine fois). Avec un peu plus de préparation ce sera sans doute possible, donc rendez vous à l’année prochaine (le temps que les courbatures partent).
En pendant ce temps, d’autres s’amusaient avec une grosse balle jaune.